Dans la rue

C'était le refrain d'une chanson du répertoire d'Edith Piaf ; elle décrivait le monde heureux de ceux qui ne partageaient pas son sort, de fille des rues ; et puis à la fin, elle voyait un cortège, c'était son propre corbillard.

Il reste encore des tentes en un clic, ces tentes si pratiques à monter, si rapides, en un clic ( même si dans le sens inverse ça met plus de temps pour ceux qui n'ont pas les dispositions cérébrales requises ).

Des associations les ont mises à disposition des sans abri ; nous sommes des passants, souvent pressés , par le temps , les exigences , les tracas , les emmerdeurs.

On ne fait plus attention, ça fait partie du décor, ces corps posés sur le trottoir, assis ou couchés, la nuit, dans des duvets salis, par les pots d'échappement et toute la crasse ramassée des villes industrieuses où le joli, le propre et net se concentre souvent dans des vitrines bien éclairées bien aguichantes. Ils encombrent les trottoirs ces tas de chair malodorante et qui quémande, mais ils s'effacent de notre champ visuel en une enjambée, en un clic.

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fleur de pavé . Gilles Serrand

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Anna Serrand : anneserrand@wanadoo.fr

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